09.01.2007
Nouveau blog
Voici l'adresse: Pundarika Blog
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26.11.2006
Nouveau forum bouddhiste
A très bientôt je l'espère sur Pundarika
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19.11.2006
Soleil intérieur
Oh toi astre du jour, toi qui génère notre lumière avec tant d'amour,
Tu brilles de mille feux dans le ciel clairsemé,
Tu nous réchauffes de tes rayons,
Tu nous éclaires de te bonté.
Mon coeur est pareil à toi,
Lorsqu'il s'assombrit, je ne puis être heureux,
Lorsque tu es absent, ta présence me manque,
Lorsque tu t'éteins, ma flamme intérieure perd de sa splendeur.
Mais lorsque je m'ouvre de mon être,
Je perçois cette lumière qui sommeille en moi,
Aussi éphémère soit-elle encore,
Je suis conscient qu'un jour elle brillera intensément sans discontinuité.
Tout comme toi,
L'intensité de mon amour perdure,
Mais même caché derrière les sombres nuages,
Je sais que le ciel bleu bleu demeure.
18:30 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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Equilibre Juste
"En présence de choses agréables, comprenez qu’elles sont vides, dépourvues de substance. Quant aux choses pénibles, ne vous identifiez pas à elles, ne les faites pas vôtres, elles passent et disparaissent."
Ajahn Chah
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17.11.2006
Doute
Je me suis réveillé ce matin, l'esprit embrumé comme si le rêve que je venais de faire n'était pas encore terminé. Mes sens sont encore endormis mais s'il y a bien une chose dont je me rappelle est que j'y étais. Hier soir, avant de m'endormir, j'ai refermé un de ces livres. J'avais besoin de le lire, de l'entendre à travers les mots, d'écouter ce discours simple qui avait tant touché mon coeur.
J'étais donc au Village des Pruniers ou dans un endroit qui devait y ressemble car je ne m'y suis encore jamais rendu. Rêve prémonitoire qui annonce quelque chose pour bientôt. Ou rêve instructif pour m'imposer une fois de plus cette maudite réflexion.
Pourquoi est-ce que je doute. Pourquoi est-ce que je remets tout en cause continuellement? Quel est ce leitmotiv commun entre toutes mes remises en question ? Sont-elles salvatrices et annoncent-elles quelque chose de meilleur pour l'avenir. Ou suis-je trop en attente de ce mieux ?
Je doute, je doute, je doute... c'est affreux comme je doute...
07:05 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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15.11.2006
Koan
Comprendre, est-ce déjà savoir... ?
12:00 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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13.11.2006
Valeurs de Vie
L’amour de l'autre, le respect des convictions de chacun et la tolérance envers son prochain, voilà à mon sens les seules valeurs que nous devrions suivre...
Esprit libre dans un corps libre...
Avec ou sans Dieu, c’est au choix...
10:57 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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12.11.2006
Dieu, Bouddha, la vie... un équilibre...
Ce dimanche matin, alors qu'en plus de trente années de vie, je ne l'avais jamais fait de ma propre initiative, je me suis rendu à la messe. Cela fait plusieurs semaines que j'y pensais. Plusieurs semaines que je remets en cause ma spiritualité et la forme que j'y donne. Ma conclusion a été que je la gérais mal car allant trop dans l'excès, recherchant quelque chose dont je ne voulais finalement pas. Mon idée étant que pour être un parfait bouddhiste, je me devais de cesser de manger de la viande, de boire de l'alcool, de fumer, etc. ORGUEIL !, m'a répondu quelqu'un. Aujourd'hui, j'ai compris ce qu'il entendait par là.
Alors, en avançant dans ma réflexion, je me suis dit qu'après tout je n'avais pas à réfréner ma croyance en une force supérieure dont j'étais persuadé qu'elle nous protégeait là où elle demeurait. Oui, je crois en dieu et alors ? Cela ne m'empêche pas non plus d'avoir une foi inconditionnelle aux enseignements de Bouddha. Pourquoi finalement l'un n'irait pas de pair avec l'autre. Que je sache le bouddhisme n'a jamais prétendu la non-existence en un dieu, il n'a simplement pas abordé la question. Et le Dalai Lama, ne préconise-t-il pas pour nous occidentaux de conserver notre patrimoine spirituelle...
Cette remise en question m'a fait beaucoup de bien. Elle me permet désormais d'atteindre de qu'à mon sens, chaque personne devrait rechercher: le juste équilibre. Car s'il est bon de vivre selon des préceptes, il est aussi de bon augure de vivre tout simplement. La vie, ce n'est pas se restreindre, la vie c'est partager, recevoir, échanger et demeurer présent dans l'instant pour que chaque moment soit unique de par son existence.
Merci donc à Dieu pour veiller sur moi et pour tout l'amour qu'il me donne. Merci au Bouddha pour nous avoir donné la possibilité de nous libérer de la souffrance en ce bas monde. Et merci à tous les êtres humains sans qui je ne serais rien.
14:19 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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11.11.2006
Esprit d'éveil
L'esprit d'éveil est comparable à celui d'un enfant: pur et innocent.
13:13 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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06.11.2006
Que faire ?
Que faire lorsqu'une demande d'aide se fait entendre et que vous avez du mal à l'écouter ?
Quel faire lorsqu'une parole éclot de votre bouche et que vous ne parvenez pas à la retenir ?
Que faire lorsqu'une pensée traverse votre esprit et que la culpabilité vous envahit ?
Que faire alors que tout ça pourrait être si simple...
14:21 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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01.11.2006
Conseils du coeur d'un Lama "à l'ordinateur portable"
Ce sont des extraits de conseils que Ringou Rinpoché a envoyés à ses étudiants. Puissent-ils être une aide et une source d'inspiration à ceux qui les lisent!
Concernant le sens de l'humour :
Je suis très content que vous vous sentiez mieux et que vous ayez retrouvé votre humour. Il est très important de traiter la vie comme si celle-ci était une petite plaisanterie. Il est bon de rire de soi-même ainsi que de chaque chose drôle ou moins drôle. Plus nous prendrons la vie au sérieux, plus elle le deviendra.
Concernant la compassion sans assumer la souffrance des autres :
Ce n'est pas si facile pour nous d'imaginer cet état car nous ne savons pas comment en faire l'expérience, mais il est dit que vous pouvez avoir de la compassion et ne pas ressentir la souffrance. C'est peut-être un peu comme être assis près d'un homme qui dort et qui est en train de faire un cauchemar. Nous savons alors que cet homme souffre et nous souhaitons qu'il se réveille, mais nous savons aussi que c'est juste un rêve et qu'il n'y a pas réellement danger.
Il est important de savoir que la peur n'est pas nécessaire.
Concernant l'attente dans nos relations:
Toutes les relations sont basées sur des attentes; et plus nous avons d'attentes plus nous avons des problèmes. Moins nous attendons des autres, plus nous pouvons apprécier les petits aspects positifs de nos relations.
Concernant la mort et le chagrin:
Si vous réalisiez vraiment qu'il n'y a pas de mort vous n'auriez plus peur de la mort et n'auriez plus de chagrin pour ceux qui sont morts. Mais jusqu'à cette réalisation, vous aurez et la peur de la mort et celle du chagrin. Si nous pouvons au-moins essayer de comprendre en profondeur l'impermanence, je pense que cela nous préparerait un peu pour notre propre mort et pour la perte des autres.
Concernant la méditation et l'apprentissage de la paix :
S'il vous plaît, pratiquez la méditation de Shiné comme je vous l'ai enseignée et restez simple et paisible. Naturellement, l'esprit deviendra clair. S'il vous plaît, cessez de penser à votre travail et essayez de faire une petite méditation. Détendez-vous et laissez votre paix naturelle briller d'elle-même. Faites ainsi que vous soyez assis, couché ou en train de marcher. Il n'y a pas de barrière dans votre méditation. Penser qu'il y a une barrière est la barrière. Il n'est pas nécessaire que quelque chose se produise, simplement détendez-vous, demeurez sans aucune prétention ni attente. Qui a dit que quelque chose devait se produire ?
Concernant la nature de l'esprit :
Connaître la nature de votre esprit n'est pas une chose intellectuelle, alors s'il vous plaît, laissez votre esprit naturel et peu à peu vous verrez qu'il n'y a rien à voir. Laissez les concepts et la connaissance se dissoudre et alors vous verrez de façon évidente la nature de votre esprit : il n'y a absolument rien à voir et ceci est parfaitement correct.
Concernant l'impatience :
S'il vous plaît, ne soyez pas impatient. Ne vous attendez pas de connaître toute chose en même temps, simplement méditez et apprenez à vous détendre. Un petit peu de jardinage est très bénéfique ainsi qu'une promenade matin et soir. Peu à peu vous comprendrez ce que je veux dire. Il n'est pas nécessaire de s'inquiéter.
Concernant la foi :
Les croyances peuvent être perdues, même la compréhension peut être perdue, même les expériences peuvent être perdues. Seulement la réalisation ne peut l'être, elle est la vue claire basée sur l'expérience directe, jusque là, vous ne pouvez pas totalement vous débarrasser d'un niveau de non-clarté. C'est pourquoi il n'est pas possible de dire que votre expérience est réelle ou illusoire, peut-être y a-t-il une petite poussière de compréhension venant de la vaste obscurité de l'illusion. Je pense que pour travailler sur ce point il nous faut être le plus réaliste possible, pas besoin de croire en quelque chose, simplement essayez d'être le plus vrai que vous puissiez être. Ceci est valable pour la recherche de la vérité, la pratique et la méditation. Soyons sans peur, sans préjugés et libre de nos chaînes forgées par nos habitudes et notre culture.
Concernant la dépression :
Quand vous rencontrez une période difficile, essayez de réciter le mantra de Tara et concentrez-vous sur une chaude et très brillante lumière blanche dans votre coeur, pensez qu'elle vous procure une joie et des sentiments agréables dans toutes les parties de votre corps. Lentement, laissez cette lumière rayonner de votre corps et apporter ces mêmes bienfaits à tous les êtres. Faites ceci quelques minutes et détendez-vous quelques minutes et alternez ces deux phases puis voyez comment vous vous sentez.
Concernant le fait d'être un bon être humain :
Nous ne devons pas voir le chemin comme un sentier étroit de randonnée mais plutôt comme une autoroute. Vous pouvez avoir d'innombrables véhicules sur une autoroute. Le but ultime est de sortir de nos réactions samsariques ce qui veut dire qu'il nous faut trouver les causes ou les racines de la souffrance et s'en débarrasser. Ceci est le but ultime pour la libération ou l'éveil et ceci nous permet de devenir vraiment un grand être humain. Pour accomplir cela, nous devons démarrer à partir de ce que nous sommes et la première et plus importante étape est de devenir une personne meilleure. Réellement, il est dit que pour pratiquer la voie du Bouddha il y a seulement trois choses à faire :
1. Ne faites pas de mal, essayez de trouver quels sont les actes qui blessent vous-même et autrui et essayez de réfréner ces actes par le corps, la parole et l'esprit.
2. Accomplissez le bien, essayez de trouver les actes positifs qui vous aident et aident autrui et essayez de les accomplir autant que possible.
3. Apprivoisez votre esprit, essayez d'apprendre comment travailler sur vos émotions négatives et tendances habituelles et essayez de les apprivoiser. C'est ainsi que la vue et la méditation se développent.
Tout ceci permet de devenir un meilleur être humain.
Transcender le samsara est le but, être un meilleur être humain est le moyen.
Concernant un bon enseignant :
De façon évidente, je ne suis pas le meilleur enseignant. Un grand enseignant devrait mieux connaître ses étudiants et devrait savoir exactement ce qu'ils ont besoin d'étudier. J'enseigne simplement à partir de mon expérience et de ce que j'ai appris des enseignements et de mes professeurs. J'essaye de transmettre à mes étudiants de la façon la plus équanime tout ce que je sais, j'essaye de faire qu'ils comprennent le Dharma aussi clairement que possible et j'essaye de clarifier ce qu'ils ne comprennent pas bien. Je leur souhaite à tous de progresser et m'efforce de les aider du mieux que je peux. Je ne sais pas comment prendre soin d'eux d'une autre façon.
Concernant l'attitude face au précieux Dharma :
Vous avez raison de croire que les choses ne seront pas toujours présentes et que nous devons être heureux et reconnaissants lorsque les choses vont bien. Nous devrions apprécier chaque chose bonne que nous avons. Nous devrions apprendre à accepter la douleur et la souffrance comme étant éphémères et peu fiables tout comme le sont les choses agréables et alors nous nous sentirons capables de leur faire face sans trop de peur ni de tension. C'est l'apprentissage de la vie paisible et joyeuse. En plus de cela, si nous pouvons faire quelque chose de bénéfique aux autres, alors notre vie aura été utile.
Tout est une question d'attitude et vous pratiquez le Dharma si vous avez une attitude correcte même si vous ne pratiquez pas de façon formelle.
Je pense que si on commence vraiment à comprendre le Dharma on ne peut plus le laisser derrière soi car on ne peut pas laisser la vérité, et en plus il n'y a rien à laisser. Tous les problèmes relatifs au Dharma viennent que l'on ne comprend pas le Dharma de façon correcte.
Concernant le samsara :
Le samsara est le samsara. La situation parfaite est rare et même si elle se produit elle change aussitôt. Nous devons laisser notre esprit se reposer et se détendre maintenant et dans toute situation dans laquelle on se trouve. Le temps de la paix et de la détente est maintenant, il n'y a pas à s'inquiéter de ce qui se passe autour de vous.
Il n'y a aucun bénéfice d'aucune sorte à être anxieux et abattu.
17:08 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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31.10.2006
La Voie du Milieu
Pas d'orgueil, pas d'excès.
Un juste milieu en toute chose.
Ecouter son coeur et demeurer présent.
Retrouver la voie médiane.
07:19 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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28.10.2006
La Libération de l'esprit
Je constate que depuis que je pratique le bouddhisme, de nombreuses questions incessantes viennent à mon esprit et cherchent désormais réponses. Auparavant, je me souciais peu ou prou de savoir qui j’étais, en tout cas pas dans un sens profond. Mais depuis, ma vie n’est plus qu’une perpétuelle remise en question. Je ne m’en faisais guère jusqu’au moment où j’ai pris conscience que ma pratique personnelle en pâtissait. Systématiquement, à chaque instant de la journée, j’étais en quête de réponses à mes interrogations. La sérénité, la plénitude et le calme faisaient place au besoin d savoir, de connaître, tout de suite, là maintenant.
Depuis le décès d’une connaissance proche, je ne cesse de m’interroger sur la mort et sur ce vers quoi nous irons tous une fois que nous ne se serons plus présent ici-bas. Ne trouvant aucune réponse à mes interrogations, j’ai compris que le moment n’était peut-être pas encore venu pour que lumière se fasse dans mon esprit. J’irais même jusqu’à penser qu’il n’y a aucune réponse possible à cette question. La faute à quoi ? La faute au fait que nous pensons encore en termes d’individualité. Nous pensons que nous avons une existence propre, que nous sommes un individu à part entière et que nous existons en tant que tel. Tant que nous aurons cette certitude, nous ne pourrons avancer dans notre démarche de comprendre. Nous pensons que la mort succède à la vie. Que la mort est une étape complètement distincte de la vie. Que la mort est et que la vie est. Alors que l’un et l’autre ne sont finalement que des mots créés pour donner un sens à notre esprit qui en a encore irrémédiablement besoin. Ceci est une table, ceci est une chaise, ceci est moi,…
Tant que nous penserons que chaque phénomène à une existence propre, intrinsèque et complètement indépendante, nous ne pourrons saisir la véritable nature de ceux-ci. Nous demeurerons dans l’état d’ignorance qui obscurcit notre esprit. Une solution s’impose. Oui, mais laquelle ? Je serais tenté de dire simplement : ETRE. ETRE présent. ETRE vigilant. ETRE attentif. ETRE vivant. La vie est un miracle dont nous devons prendre conscience à chaque instant. La vie est une chance qui nous a été donnée. Respirer est aussi une chance. Se nourrir en est une autre. Chaque moment est une chance, un miracle. En prenant conscience de ça, que chaque instant est propice à la découverte, l’ouverture, les barrières que nous avons posées autour de notre esprit finiront pas céder l’une après l’autre. Une fois celles-ci disparues, la vérité et la lumière se feront jour et toutes ces questions n’auront plus lieu d’être. C’est ainsi que je vois la libération de l'esprit.
11:41 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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26.10.2006
Gatha
Gatha de ma composition pour faire face à une personne avec qui la communication est diffcile. Et j'en ai bien besoin en ce moment...
Je vois son visage,
Je souris,
Je perçois sa nature de Bouddha,
Je suis plein d'amour et de compréhension pour elle.
06:53 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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23.10.2006
Sila (les entraînements) - Samadhi (la concentration) - Prajna (la vision profonde)
Sourire radieux. Air paisible. Visage serein. Voix douce. Parole aimante.Il n’y a pas assez de qualificatifs existant pour rendre compte de l’impression laissée par ma rencontre avec Thich Nhat Hanh.
Samedi, arrivée à la Maison de la Mutualité 1h30 avant le début de la première conférence. Après un rapide tour des échoppes, installation dans la salle. Un décorum solennel a été installé. Les moines et moniales font leur apparition l’un après l’autre. Des chansons retentissent. Des voix autour de moi s’élèvent. C’est sûr, certains connaissent déjà les airs par cœur. Des sons de cloches retentissent. Thây fait son apparition. L’assemblée se lève pour saluer comme il se doit le vénérable maître zen. Des textes sont lus. Des mélodies sortent par unisson. Une méditation assise est guidée par Thây lui-même. L’enseignement peut commencer. Celui-ci porte sur les 5 entraînements à la pleine conscience. Des paroles simples. Des mots justes. Tel est le secret de cet homme qui a tout connu, les affres de la guerre jusqu’aux joies de l’illumination.
Dimanche matin, rendez-vous est fixé sur une grande artère parisienne.La paix en soi, la paix en marche, tel est le leitmotiv de tout un chacun qui a décidé de participer à la marche méditative organisée par Thây en personne. Le maître donne ses indications. La foule est nombreuse et malgré le silence respecté par tous, le brouhaha de la ville nous empêche de l’écouter distinctement. La marche prend son envol. Qu’importe le nombre, l’intention et la motivation de chacun sont bonnes et là est l'essentiel. Thây est présent à nos côtés même s’il se trouve quelques centaines de mètres plus en avant. Il est notre berger et tel un père, il veille sur nous.
Retour l’après-midi pour le second enseignement. Ce dernier porte sur la peur, les perceptions erronées, la vie, la mort et tout ça en pleine conscience. Car Thây ne cessera de le répéter. Ce qui prime, c’est de respirer et de vivre en pleine conscience de ses actes, paroles et pensées. Cela doit être une pratique quotidienne de tous les instants. Elle seule peut nous permettre d’avancer sur le chemin.
Merci à toi Thây pour toutes tes paroles emprunte de sagesse. Merci pour ton amour et ta compassion. Merci de nous donner de l’enseignement du Bouddha.
Une fleur de lotus pour toi !
23:31 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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Je suis chez moi
Je suis chez moi, je suis arrivé.
Il n'y a qu'ici et maintenant.
Bien solide, vraiment libre,
Je prends refuge en moi même.
Je suis chez moi, je suis arrivé.
Il n'y a qu'ici et maintenant.
Bien solide, vraiment libre,
Dans la Terre Pure, je m'établis.
Texte: Thich Nhat Hanh, Musique: Monique Mayers
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20.10.2006
La fuite en Egypte
J'ai un peu de mal dans ma pratique en ce moment. Beaucoup de questions sont apparues suite au décès prématuré d'une de mes connaissances. Cela fait quelques semaines que je me demande à quoi rime finalement tout ce que je suis en train de faire puisque de façon inéluctable nous mourons tous un jour, tôt ou tard. Pourquoi dès lors ne pas jouir de la vie telle qu'elle se présente à nous sans avoir cette réflexion incessante sur le sens profond de notre existence.
Ma première réacton a été de fuir ce que j'étais en train de construire. Non pas que les enseignements ne me parlaient plus mais c'est plutôt la manière dont je les abordais qui me dérangeait. Ne trouvant pas d'autres solutions que la fuite (c'est tellement plus simple), j'étais donc prêt à tout envoyé balader. Tout remettre en cause et passer à autre chose.
Car finalement, ne voyant pas les résultats arriver, on fini par douter de nos capacités. Les émotions négatives sont toujours présentes, pourtant on tend à mettre tout en oeuvre pour évoluer positivement. Finalement, on se dit que soit je suis en train de me planter. Soit, je suis en train de me tromper de voie. Dans les deux cas, j'en étais arrivé à la conclusion que je demeurais dans l'erreur. De ce fait, j'avais annulé mon séjours à Paris pour ce week-end, conférences, hôtel et transport comme ça, d'un trait !
Et puis, hier soir, sur le coup des 23h, je suis tombé sur un fichier audio reprenant une interview qu'a donné Thich Nhat Hanh il y a de cela quelques jours. Sa voix douce et apaisante, pleine de vérités et de bon sens m'a redonné espoir. Espoir en une vie (encore) meilleure. Espoir en une délivrance que finalement je recherche tout autant que n'importe qui qui s'est engagé sur cette voix.
Ces deux jours en compagnie de Thây me permettront de faire le point, d'y voir plus clair et de repartir certainement sur de nouvelles bases. La vie peut être tellement simple, pourtant on fait tout ce que l'on peut pour se la compliquer. L'ignorance a vraiment élu domicile dans nos esprit. Puissions-nous un jour, toutes et tous autant que nous sommes, nous en libérer.
09:33 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note |
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19.10.2006
Rencontre
06:56 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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17.10.2006
Vigilance
Le Vigilance est la plus fidèle gardienne de nos émotions.
14:05 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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le Bonheur
Il n'y a pas de Chemin pour parvenir au Bonheur... le Bonheur, c'est le Chemin...
12:52 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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15.10.2006
Bonheur... Interdépendance...
Le Bonheur revient à s'établir dans la pleine conscience de ses actes, de ses paroles et de ses pensées. Résider dans l'instant présent, faire abstraction du passé et ne pas se soucier de l'avenir, voilà ce que devrait être l'essence de notre vie. Chaque petit geste de la vie quotidienne peut en effet s'apparenter à un moment de Bonheur. Taper ce message sur mon clavier est un moment de Bonheur. Avoir pleinement conscience que je suis en train de vous écrire ces quelques mots procure en moi une joie indicible. Pourquoi ? Parce que je sais qu'il sera lu par certains d'entre-vous. Parce que je sais que l'un ou l'autre l'appréciera et qu'il en retirera peut-être quelque chose. Aussi, je prends conscience que l'ordinateur avec lequel je travaille a été conçu par des hommes. Les matériaux qui le compose proviennent de plusieurs lieux différents. L'énergie qui le fait fonctionner a sa source dans une installation électrique qui elle aussi est maintenu en état de fonctionnement grâce à l'entremise de certaines personnes. Et on pourrait continuer à l'infini... La pleine conscience de ses actes mais aussi la pleine conscience de l'interdépendance de tous les phénomènes est réelement pour celui qui l'a comprise une réelle source de Bonheur.
08:40 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note |
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10.10.2006
La Vie
La vie est beauté, admire-la.
La vie est béatitude, savoure-la.
La vie est un rêve, fais-en une réalité.
La vie est un défi, fais-lui face.
La vie est un devoir, accomplis-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, prends-en soin.
La vie est une richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, perce-le.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une tragédie, prends-la à bras-le-corps.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la.
Mère Teresa
21:46 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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05.10.2006
La paix : un art, une pratique, une approche bouddhiste
Nous avons des vies très compartimentées. La pratique de la méditation assise et les moments où nous ne pratiquons pas sont deux périodes que nous considérons comme étant très différentes l’une de l’autre. Quand nous sommes assis, nous pratiquons intensivement, et quand nous ne sommes pas assis, nous ne pratiquons pas intensivement. En fait, nous pratiquons la non-pratique intensive. Un mur sépare ici deux, pratique et non-pratique. Pratiquer, c’est seulement pendant la période de pratique, et non pratiquer, c’est seulement pendant la période de non-pratique. Comment pouvons-nous mélanger les deux ? Comment pouvons-nous sortir la méditation de la salle de méditation pour l’ amener dans la cuisine, ou au bureau ? Comment les moments où l’on est assis peuvent-ils influencer le temps où l’on n’est pas assis ? Si le médecin vous prescrit des piqûres, cela ne profitera pas seulement à votre bras, mais à votre corps tout entier. Si vous méditez assis une heure par jour, cette heure doit durer vingt-quatre heures entières, pas seulement une heure.
Un sourire, une respiration doivent être pour le bénéfice de toute la journée, beaucoup plus que pour ce simple moment. Nous devons pratiquer de façon à supprimer la barrière entre pratique et non-pratique.
Quand nous marchons dans la salle de méditation, nous faisons des pas attentifs et très lents. Mais quand nous allons à l’aéroport, nous sommes une tout autre personne. Nous marchons très différemment, moins attentivement. Comment pratiquer à l’aéroport et au marché ? C’est cela, le bouddhisme engagé. Bouddhisme engagé ne veut pas simplement dire utiliser le bouddhisme pour résoudre des problèmes sociaux ou politiques, protester contre les bombes ou l’injustice sociale. Avant tout, nous devons amener le bouddhisme dans notre vie quotidienne. J’ai une amie qui respire consciemment entre les coups de téléphone, et cela l’ aide beaucoup. Un autre ami fait de la méditation marchée entre ses rendez-vous d’affaires, marchant attentivement entre les immeubles du centre de Denver. Les passants lui sourient et ses rendez-vous, même avec des gens peu faciles, se révèlent souvent plaisants et réussis.
Nous devrions être en mesure d’amener la pratique de la salle de méditation à notre vie de tous les jours. Comment pratiquer pour pénétrer les sensations, les sentiments, les perceptions de notre vie quotidienne ? Nous n’avons pas affaire à eux uniquement pendant la méditation assise, mais tout le temps. Nous devons discuter entre nous sur les façons de faire. Pratiquez-vous la respiration entre les coups de téléphone ? Pratiquez-vous le sourire en coupant des carottes ? Pratiquez-vous la relaxation après des heures de dur labeur ? Ces questions sont très utiles. Si vous savez comment appliquer le bouddhisme au moment du dîner, des loisirs ou du coucher, je pense que le bouddhisme sera engagé dans votre vie. Alors cela aura un effet énorme sur le plan social. Bouddha, Dharma et Sangha deviennent l’affaire de chaque vie, de chaque heure, de chaque minute de notre vie quotidienne, et pas simplement la description de quelque chose d’éloigné.
Notre esprit ressemble à une rivière dans laquelle passent de nombreux sentiments et pensées. De temps en temps, il est utile de réciter un gatha, un petit poème pour nous ramener à la réalité du moment présent. Lorsque nous concentrons notre esprit sur un gatha, à ce moment précis notre esprit est le gatha. Le poème remplit notre esprit pendant une demi-seconde, dix secondes ou une minute, puis Si vous méditez assis une heure par jour, cette heure doit durer vingt-quatre heures entières, pas seulement une heure.
Nous pouvons rencontrer un autre gatha, un peu plus en aval. Quand je prends un repas en silence, je me récite un poème, puis je mange. Quand mon assiette est vide, je récite un autre gatha et bois une tasse de thé. Supposons que nous ayons une heure de méditation assise, suivie de cinq heures non assises, et à nouveau de trois heures de méditation assise intensive.
Quel est le rapport entre la période de pratique et la période de non-pratique, entre l’esprit de pratique et l’esprit de non-pratique ? S’asseoir est pareil à un gatha, un long gatha silencieux (peut-être pas très silencieux !). En fait, ce qui m’importe, c’est l’effet qu’a le gatha sur l’esprit non-gatha.
Un automobiliste a besoin de temps en temps de panneaux pour lui indiquer le chemin. Le panneau et la route ne font qu’un, car vous voyez le panneau non seulement là où il apparaît, mais aussi tout le long du chemin, jusqu’au panneau suivant. Il n’existe aucune différence entre les panneaux et la route. C’est ainsi que nous devrions faire quand nous pratiquons la méditation assise et les gathas. Les gathas nous aident à revenir à nous-mêmes, et dès que le poème est terminé, nous continuons le long du courant. Si nous ne réalisons pas l’unité entre les gathas et le reste de notre vie, entre les panneaux et la route, alors nous aurons en nous-mêmes ce que les Français appellent des cloisons étanches*. Cela signifie un compartimentage absolu, sans aucune communication entre les deux compartiments. Imperméable. Il y a une destination absolue entre les états d’esprit gatha et non-gatha, assis et non assis.
Comment les moments gatha peuvent-ils influer sur les moments non-gatha ? Comment les heures assises peuvent-elles imprégner les heures non-assises ? Nous devons apprendre à pratiquer de façon ce qu’un gatha, une seule minute de méditation assise puissent influencer le reste de la journée. Chaque action, chaque pensée produisent un effet ; si je frappe dans mes mains, chaque chose en est affectée, même les lointaines galaxies.
Chaque méditation assise ou marchée aura un effet sur votre vie quotidienne, et aussi sur la vie des autres. Ceci doit être la base de notre pratique.
Lorsque nous pratiquons la méditation assise et marchée, nous devons être plus attentifs à la qualité qu’à la quantité. Il faut pratiquer intelligemment. Nous devons créer une pratique adaptée aux circonstances.
J’aimerais vous raconter l’histoire d’une femme qui pratiquait l’invocation du nom du Bouddha Amitabha. C’était une femme très dure, et elle pratiquait l’invocation trois fois par jour en utilisant un tambour de bois et une cloche et en répétant « Namo Amitabha Bouddha « une heure chaque fois. Lorsqu’elle arrivait à mille fois, elle invitait la cloche à sonner (en vietnamien, on ne dit pas sonner la cloche).Bien qu’elle ait pratiqué cela pendant dix ans, sa personnalité n’avait pas changé. Elle était toujours aussi mesquine et s’irritait tout le temps contre les gens. Un ami voulut lui donner une leçon. Un après-midi, alors qu’elle venait juste d’allumer l’encens, d’inviter la cloche à sonner trois fois et qu’elle commençait à réciter « Namo Amitabha Bouddha« , il vint à sa porte et se mit à crier : « Madame Nguyen, Madame Nguyen ! « Elle trouva cela bien ennuyeux, car c’était son heure de pratique, mais lui restait à l’entrée à crier son nom. Elle se dit : « je dois lutter contre ma colère, aussi dois-je ignorer ses appels « , et elle continua : « Namo Amitabha Bouddha, Namo Amitabha Bouddha, Namo Amitabha Bouddha... "
Comme l’ami continuait à crier son nom, la colère l’oppressait de plus en plus. Elle se débattait contre elle-même, se demandant si elle ne ferait pas mieux d’interrompre sa récitation pour aller incendier le gêneur. Néanmoins elle continua à chanter, et sa lutte devint terrible. Le feu montait en elle, mais elle s’efforçait de chanter : « Namo Amitabha Bouddha. » L’homme s’en doutait et continuait de hurler : « Madame Nguyen, Madame Nguyen ! ... »
Elle ne put plus le supporter. D’un geste brusque, elle écarta le tambour et la cloche. Elle claqua la porte, arriva à l’entrée et dit : « Pourquoi, pourquoi vous comportez-vous de la sorte ? Pourquoi appeler mon nom des centaines de fois comme cela ? « L’ami sourit et lui dit : « J’ai juste appelé votre nom pendant dix minutes et cela vous met dans une rage pareille ! Cela fait dix ans que vous appelez le nom du Bouddha, imaginez un peu à quel point il doit être en colère maintenant ! »
Le problème n’est pas d’en faire beaucoup, mais de le faire correctement. Si vous le faites correctement, alors vous devenez plus gentil et plus agréable, plus compréhensif et plus aimant. Aussi, quand nous pratiquons la méditation assise ou marchée, devons-nous être attentifs à la qualité et non à la quantité. Si nous pratiquons seulement pour la quantité, alors nous ne sommes pas très différents de Mme Nguyen. Je pense qu’elle comprit la leçon et qu’ elle dut s’améliorer par la suite.
Octobre 2000
Thich Nhat Hanh
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23.09.2006
Accepter la vie...
"Sur les traces de Siddharta" de Thich Nhat Hanh
17:37 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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14.09.2006
Le Présent
Le Passé a vécu,
Le Futur n'existe pas encore,
Le Présent nous tend les bras,
Sachons le cultiver,
Sachons le saisir,
Demeurons en sa présence,
Inspirons et expirons son souffle,
Vivons le en pleine conscience.
23:10 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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29.08.2006
Prise de Refuge
J'ai eu l'immense honneur de réaliser ce jour ma prise de refuge avec le très vénérable Ringu Tulku Rinpoche. Il m'est impossible de décrire ce moment tant il fut magique à mes yeux. Je ne peux pas dire que je suis devenu un autre homme mais je me sens comme libéré d'un poids. Je me sens comme vidé de quelque chose. Purger peut-être d'un certain mal que j'ai pu commettre dans des temps antérieurs. Rinpotche m'a insufflé de son amour, de sa compassion, de sa bonté et peut-être même un peu de sa sagesse.
A partir de ce jour et pour des temps immémoriaux, je dédierai donc ma vie à faire le bien. je me consacrerai plus aux autre qu'à moi. J'aurai une attention particulière pour autrui. Vous allez rire mais je me sens comme investi d'une mission, celle de cultiver de la compassion et de l'amour à destination de tous les êtres. Evidemment, ce n'est pas en un claquement de doigts que cela va se faire. Je me doute bien que la route sera longue et parsemée d'embûches. Et même si le doute ou la confiance s'éttioleront peut-être de temps à autre, ma foi en le Bouddha, le Dharma et la Sangha ne s'estompera jamais.
Au fait, mon nom qui m'a été donné au terme de la cérémonie est Jung Ney (traduction: la Source). La Source de quoi ? A moi de méditer désormais dessus...
Jusqu'à l'Eveil, je prends Refuge en le Bouddha, le Dharma et la Sangha Sublime. Par le mérite engendré par ma pratique du don et des autres perfections, puissé-je réaliser l'Eveil pour le bien des Êtres
19:09 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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26.08.2006
Montrer la voie
Rencontre mémorable avec Ringu Tulku Rinpoche, grand maître de la lignée Kagyupa. Ma feuille de questions sous le bras, je pénètre dans une pièce aménagée pour l’occasion. Au fond, je le vois assis en lotus sur un siège en bois biseauté. Je le salue chaleureusement et il m’invite à m’asseoir à ses côtés. Et là, le courant passe directement. Une énergie indescriptible émane de cet être. Son sourire irradie, sa stature désigne en lui une grande confiance. Il m’écoute, sans juger.Il rit parfois. Il me donne des pistes mais les réponses, c’est à moi de les trouver. Je me détends, comment pourrait-il en être autrement. Au fil des minutes, je prends conscience de la chance que j’ai d’être en présence d’un tel être. J’en perds le fil de mes idées. Un petit coup d’œil vite faite sur le pense-bête. Qu’importe, je suis là en sa présence et c’est bien là le principal. Arrive le moment fatidique de ma question : acceptez de me faire prendre refuge à vos côtés ? Et là, telle une merveilleuse ode à la joie, un oui salvateur sort de sa bouche. Mon bonheur est intense.
Dans quelques jours, je remettrai mon esprit entre les mains du Bouddha, du Dharma et de la Sangha. Je m’en remettrai au Bouddha, celui qui a réalisé la compassion et la sagesse ultimes et qui dans sa grande bonté et son amour incommensurable a offert aux hommes le chemin pour parvenir à la libération ultime. Cette nature, tout homme la possède dans son cœur, il suffit de gratter les nombreuses couches de souffrances qui se sont accumulées pour la voir réapparaître au grand jour.
Pour parvenir à cette libération, je suivrai ses Enseignements (le Dharma). Je les expérimenterai tout au long de cette vie afin qu’ils fassent apparaître cette vérité ultime tant recherchée et me fasse sortir des steppes arides de l’ignorance.
Parcourant le chemin, je côtoierai des compagnons de route, des grands maîtres accomplis qui par leur érudition et leur grande sagesse me distilleront leurs conseils avisés me permettant de progresser sur la voie que j'ai décidé d'emprunter.
«Jusqu’à l’éveil, je prends refuge en le Bouddha, le Dharma et la Sangha. Par le mérite engendré par ma pratique du don et des autres perfections, puissé-je réaliser l’éveil pour le bien des êtres».
22:13 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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24.08.2006
Tel que nous sommes...
Demain je rencontrerai Ringu Tulku Rinpoche, un grand maître que j'avais déjà eu l'occasion de cotoyer il y a quelques mois. Un entetien en tête à tête pour lui faire part de mes craintes, de mes interrogations mais également et surtout de mes espérance et du bonheur que me procure ma rencontre avec le Dharma même si ce n'est pas facile tous les jours. Et peut-être au bout, dans quelques jours, ma prise de refuge...
Rien que pour vous, un magnifique texte tellement authentique qui m'a été offert par une amie toute proche:
Ciel
Comme tu le sais, le ciel est bleu, très bleu
Et très, très transparent.
Il n'y a ni centre, ni limite.
Et bien, vois-tu, ton esprit ressemble au ciel.
Mais, tu le sais, une foule de nuages passent dans le ciel
Venus de nulle part,
Sans crier gare.
Ils disparaissent de même, comme ils sont venus.
Tes pensées et tes émotions, comme les nuages.
Surgissent de nulle part,
Mais si tu les solidifies,
Elles te créent des problèmes.
Parfois, quand les nuages s'amoncellent, la pluie tombeEt de même,
Quand tu t'accroches à tes émotions
Et tu leur donnes tant d'importance,
Les larmes coulent.
Souviens-toi toujours de ta nature de bouddha
Sans limite, comme l'espace,
Et lâche prise, quelle que soit l'émotion!
Tu seras alors quelqu'un de très, très heureux.
Lama Yéshé Losal-Samyé Ling-1er juin 2001
21:52 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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21.08.2006
La pratique de la pleine conscience
"Le passé n'est plus là, le futur n'est pas encore arrivé, c'est seulement dans le moment présent que nous pouvons découvrir le miracle de la vie"
Thich Nhat Hanh
07:33 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note |
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20.08.2006
Se découvrir au travers de l’enseignement du Bouddha
De nos jours, les gens étudient et suivent des formations pour devenir psychologues. D’après le Bouddha, chacun devrait devenir psychologue. Chacun de nous devrait connaître son esprit ; vous devez devenir votre propre psychologue. De toute évidence, c ’ est possible. Chaque être humain a la capacité de comprendre son esprit. Lorsque vous comprenez votre esprit, le contrôle s ’ ensuit naturellement.
Ne pensez pas que la maîtrise de soi n’est qu’un trip himalayen ou que cela doit être plus facile pour des gens qui n’ont que peu de biens. Cela n’ est pasforcément vrai. La prochaine fois que vous aurez des troubles émotionnels, interrogez-vous. Au lieu de vous affairer à quelque chose pour vous distraire, détendez-vous et essayez de prendre conscience de ce que vous faites. Posez-vous la question : « Pourquoi fais-je ceci ? Comment est-ce que je le fais ? Quelle en est la cause ? » Vous vous apercevrez qu’ il s ’ agit d’une expérience merveilleuse. Le problème principal est un manque de sagesse—connaissance profonde, un manque de discernement ou de prise de conscience. Par conséquent, vous vous rendrez compte que grâce à la compréhension, vous pouvez facilement résoudre vos pro-blèmes.
Pour ressentir de l’ amour bienveillant envers les autres, vous devez connaître la nature de l’ objet. Sinon, même si vous dites : « Je l’ aime » ce n ’ est que votre esprit arrogant qui vous emmène encore dans un autre trip de l’ ego. Soyez sûr de savoir comment et pour-quoi. Il est très important que vous deveniez votre propre psychologue. Vous pourrez alors vous soigner vous-mêmes par la sagesse de la compréhension de votre esprit : vous serez à même de vous détendre avec vos amis, de les apprécier et de profiter de vos biens au lieu de vous agiter, de vous exciter et de gâcher votre vie. Pour devenir votre propre psychologue, il n’ est pas nécessaire d’apprendre quelque philosophie magistrale. Il vous suffit, chaque jour, d’observer attentivement votre esprit. Vous examinez déjà quotidiennement des choses matérielles : chaque matin, vous pas-sez en revue la nourriture dans votre cuisine ; mais vous n’examinez jamais votre esprit. Inspecter votre esprit est bien plus important.
Toutefois, la plupart des gens semblent penser le contraire. I1s sem-blent penser qu’ils peuvent tout simplement acheter la solution à tout problème qu’ ils rencontrent. l’attitude matérialiste qui consiste à penser que l’argent permet d’acquérir tout ce dont on a besoin pour être heureux, que l’on peut même acheter la paix de l’esprit est de toute évidence fausse. Mais même si vous ne formulez pas les choses en ces termes, c’est néanmoins ce que vous pensez. C’est une vue complètement fausse.
Même ceux qui se considèrent être des personnes pieuses ont besoin de comprendre leur esprit. La foi seule ne suffit jamais à mettre fin aux problèmes. La compréhension de la sagesse-connaissance y met toujours fin. Le Bouddha lui-même a dit : « Croire au Bouddha est dangereux ; au lieu de se contenter de croire en quelque chose, les gens doivent utiliser leur esprit pour essayer de découvrir leur propre nature véritable. » La croyance fondée sur la compréhen-sion est bonne ; dès que vous réalisez quelque chose ou que cela est intellectuellement clair pour vous, la croyance s’ensuit automati-quement. Cependant, si votre foi est fondée sur des idées fausses, elle peut facilement être détruite par ce que disent les autres. Malheureusement, même si elles-mêmes se considèrent comme pieuses, beaucoup de personnes à tendance spirituelle sont faibles. Pourquoi ? Parce qu’elles ne comprennent pas la véritable nature de leur esprit. Si vous connaissez vraiment votre esprit et savez com-ment il fonctionne, vous comprenez alors que c’est l’énergie mentale qui vous empêche d’être en bonne santé mentale. Lorsque vous comprenez comment votre esprit voit ou perçoit le monde, vous réalisez non seulement que vous vous agrippez constamment au monde sensoriel mais aussi que ce à quoi vous vous agrippez n’est qu’imaginaire. Vous constatez que vous êtes trop préoccupés par ce qui va se passer dans un avenir non-existant et complète-ment inconscients du moment présent, que vous ne vivez que pour une simple chimère, une projection. N’êtes-vous pas d’accord pour dire qu’un esprit inconscient du présent et faisant constamment une saisie sur l’avenir, est un esprit qui n’est pas sain.
Dans votre vie quotidienne, il est important d’être conscient. L’essence de la prise de conscience et de la sagesse est paix et joie. Vous n’avez pas besoin de faire une saisie sur un résultat de joie future. Aussi longtemps que vous suivrez de votre mieux le chemin de la compréhension juste et de l’ action juste, le résultat sera immé-diat, simultané à l’action. Vous n’êtes pas obligés de penser : « Si je passe ma vie en agissant de manière juste, peut-être obtiendrai-je un bon résultat dans ma vie prochaine. » À quoi bon devenir obsédés par l’obtention de réalisations futures. Aussi longtemps que vous agirez dans le moment présent avec autant de compréhension que possible, vous réaliserez en un rien de temps une paix durable.
Lama Thubten Yeshe
Ce texte est extrait du premier chapitre de “Devenir son Propre Thérapeute”, un ouvrage publié par les Editions VAJRA YOYINI, Château d’En-Clauzade 81500 MARZENS
Lama Thubten Yeshe (1935-1984) fut un des premiers maîtres tibétains à avoir enseigné en anglais. Il dédia incontestablement sa vie à transmettre l’essence des enseignements du Bouddha aux Occidentaux. Il appartient à la lignée Gelugpa du Bouddhisme Tibétain. En France il a fondé l’Institut Vajra Yoyini et le monastère de Nalanda.
17:16 Écrit par Little Monk dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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